Au printemps dernier, Charles Belle a eu une idée plutôt insolite: faire venir un taureau dans son atelier. Une rencontre surprenante, qui donnera lieu à une nuée de peintures, et que le cinéaste François Royet a immortalisée dans son film «Le Peintre et son modèle».
Au fond, ce qui me trouble, c’est d’être vivant ! Je n’ai jamais trouvé cela normal.La frénésie de peindre se nourrit de cette urgence de vivre, de s’ébattre… l’abîme immaculé de la bile vierge est un «ailleurs » mental toujours plus beau que n’importe quelle peinture. Pourtant, je continue de peindre, je cherche une musique… dans ces traces fécondes.